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Café des Femmes

One bilion Rising - Egypte

14 Février 2013, 10:42am

Publié par Café des Femmes

Aujourdh'ui à Tours et partout dans le monde , les femmes se lèveront pour protester contre de tels propos :

 

 

«Parfois, les femmes provoquent le viol en se mettant dans une position qui les rend susceptibles d’être violées.» Adel Afifi sénateur en Egypte.

 

et leurs conséquences en Egypte ou ailleurs....


Le fait  de pouvoir évoquer ces violences dans les medias , permet l'expression de celles qui les subissent et favorise la prise de conscience  de la société de leur étendue. Le faire savoir doit permettre de les limiter à terme. Enfin, c'est que nous voulons toutes croire .

 

 

Les Egyptiennes font corps contre le viol
13 février 2013 à 20:56 Libération
Une manifestante, membre de l’association Tahrir Bodyguard, mardi au Caire.
Une manifestante, membre de l’association Tahrir Bodyguard, mardi au Caire. (Photo AFP)

Dénonçant un mal ancien, les femmes s’organisent face aux agressions quotidiennes.

Par MARWAN CHAHINE Correspondant au Caire

«N’essayez pas de dominer par la force, cherchez les faiblesses de votre adversaire.» Ces propos ne sortent pas d’un mauvais film de kung-fu mais d’un gymnase de Maadi, banlieue chic du Caire où un maître de taekwondo montre à une vingtaine de jeunes femmes comment maîtriser un assaillant en lui tordant le doigt ou en le frappant à la gorge. Elles reproduisent les mouvements dans une ambiance rigolarde. Ce qui les réunit n’a pourtant rien de léger : elles ont répondu à l’appel lancé par Tahrir Bodyguard contre le harcèlement sexuel.

Outre les cours d’autodéfense, cette association créée en novembre organise des escortes de manifestantes ou de l’assistance aux victimes de ce qui constitue l’une des grandes plaies d’Egypte. Dans presque chaque manifestation d’ampleur, on voit débarquer ces bandes armées qui encerclent, déshabillent, touchent et violent des femmes. S’agit-il de crimes organisés à des fins politiques ou de violences spontanées ? Si la plupart des Egyptiens sont convaincus de la première hypothèse, il est difficile de répondre, car les agresseurs parviennent souvent à disparaître dans la foule. Le 25 janvier, date du second anniversaire de la révolution, un sinistre record a été atteint : au moins 19 femmes ont été victimes de viols collectifs sur Tahrir. L’une d’entre elles, âgée de 19 ans, portait des traces de mutilations génitales provoquées par un couteau.


Tabou. Le harcèlement sexuel en Egypte n’est pas apparu avec la révolution. «Les grandes manifestations engendrent une concentration des violences, mais on ne peut pas dire qu’il y a une augmentation du harcèlement. Cela existe depuis au moins vingt ans, en dehors de Tahrir, ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui, on en parle plus», estime Ieva Zakareviciute, qui consacre ses travaux d’anthropologie à la représentation de la femme dans la société égyptienne. Le viol de journalistes occidentales sur la place de la révolution a mis en lumière cette face sombre du pays. Sifflements, insultes, attouchements et viols sont depuis longtemps une réalité. Il est presque impossible de quantifier le phénomène tant les procédures sont complexes et les poursuites rares, sans parler du tabou social.

En 2008, une étude du Centre égyptien pour le droit des femmes rapportait que 83% des Egyptiennes et 98% des touristes déclaraient avoir été victimes de harcèlement sexuel, tandis que 62,4% des hommes reconnaissaient en avoir déjà commis. A la fin du cours de self-défense, un des organisateurs demande aux participantes combien ont été victimes de harcèlement au-delà des mots. Plus de la moitié ont levé la main. Cette libération de la parole est l’un des objectifs de Tahrir Bodyguard, pour qui «toucher les esprits est aussi important que défendre les corps», comme l’explique Mahmoud Othman, 28 ans, l’un des coordinateurs. La machine semble s’enclencher. Pour la première fois, la semaine dernière, deux jeunes femmes ont témoigné à la télévision égyptienne à une heure de grande écoute de l’agression sexuelle dont elles avaient été victimes. La presse nationale, jusque-là mutique, a publié plusieurs articles avec des témoignages de victimes. «Il faut apprendre à dépasser la barrière de la honte. La dimension psychologique est primordiale dans notre démarche. C’est comme ça qu’on touchera de plus en plus de gens», explique Mahmoud Othman.

Tahrir Bodyguard n’est pas la première ONG à se préoccuper du harcèlement sexuel. Dès 2010, le site Harassmap a été lancé afin de permettre une géolocalisation des agressions via des SMS. Depuis la révolution, les initiatives se multiplient, mais les acteurs ne sont pas toujours coordonnés. Pour dénoncer les agressions et réaffirmer que la rue n’appartient pas qu’aux hommes, des marches de femmes sont organisées. La semaine dernière, plusieurs ont symboliquement brandi des couteaux, pas tant pour indiquer que la violence est la seule réponse possible que pour dire qu’elles comptaient bien se défendre. «Ces actions ont le mérite de faire émerger un débat, mais il ne suffit pas de parler d’un phénomène pour l’enrayer, note Ieva Zakareviciute. Les causes de ces violences sont multiples et tiennent à la fois de facteurs socio-économiques et culturels profonds. Cela demande un travail de long terme qui passe par l’éducation, mais aussi une réforme judiciaire permettant de mieux sanctionner les coupables. Le rôle des associations souligne un peu plus la faiblesse et le désengagement de l’Etat égyptien sur cette question.»

Déshonneur. L’une des principales lacunes est à ses yeux le faible impact de ses actions sur les femmes des milieux populaires ou ruraux. Le cours de Tahrir Bodyguard a d’ailleurs été dispensé en anglais et seule une participante était voilée. Dans les campagnes, où le poids des traditions est fort, un viol peut être perçu comme un déshonneur. Après le 25 janvier, un médecin a confié à des journalistes avoir pratiqué une hymenoplastie sur une femme de Haute-Egypte agressée et terrorisée à l’idée que ses parents apprennent qu’elle avait perdu sa virginité.

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E
Ces argumentations sont fallacieuses et non recevables .
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