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Café des Femmes

Violences faites aux femmes

25 Novembre 2016, 14:25pm

Publié par Café des Femmes

Article paru dans Le Monde

 

Une femme sur sept (14,5 %) a été concernée au moins une fois dans sa vie, selon une enqute publiée par l’INED à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui se déroule le 25 novembre. Cette étude révèle que 62 000 femmes déclarent avoir été victimes de viol ou tentative de viol dans l’année, et ce chiffre atteint même 580 000 lorsqu’on étend à des agressions sexuelles (attouchements, baisers ou rapport forcé...).

Lire aussi :   Une femme sur sept a été victime de violence sexuelle dans sa vie

Loin d’être définitifs, ces chiffres ne constituent que des ordres de grandeur tant les violences sexuelles constituent un sujet tabou. Alors que les victimes de harcèlement ou d’agression ont trois ans pour saisir la justice et dix ans en cas de viol (mais jusqu’à vingt ans après la majorité pour une victime mineure au moment des faits dans tous les cas), le nombre de plaintes et de condamnations reste faible. Explications.

« Les victimes doivent être entourées et prises en charge »

Selon les chiffres du ministère de la justice, entre 5 000 et 7 000 condamnations pour violences sexuelles sont prononcées chaque année. Environ un quart d’entre elles concernent des viols, le reste mélangeant les agressions sexuelles et les cas de harcèlement sexuel.

Les condamnations pour violences sexuelles en France
 
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000 Viols Agressions sexuelles Agressions sexuelles avec circonstances aggravantes Agressions sexuelles sur mineur sans circonstance aggravante Atteintes / agressions sexuelles sur mineur avec circonstances aggravantes 2011201220132014
2012
Viols : 1 606 condamnations
Agressions sexuelles : 1 545 condamnations
Agressions sexuelles avec circonstances aggravantes : 727 condamnations
Agressions sexuelles sur mineur sans circonstance aggravante : 295 condamnations
Atteintes / agressions sexuelles sur mineur avec circonstances aggravantes : 2 531 condamnations

Des chiffres très éloignés des plaintes déposées en gendarmerie ou au commissariat (plus de 30 000 en 2014) :

Les plaintes pour violences sexuelles en France métropolitaine.
(Enregistrées par la police et la gendarmerie.)
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 Viols sur des majeur(e)s Viols sur des mineur(e)s Harcèlements / autres agressions sexuelles sur des majeur(e)s Harcèlements / autres agressions sexuelles sur des mineur(e)s 2011201220132014
2012
Viols sur des majeur(e)s : 4 963 cas
Viols sur des mineur(e)s : 5 922 cas
Harcèlements / autres agressions sexuelles sur des majeur(e)s : 5 926 cas
Harcèlements / autres agressions sexuelles sur des mineur(e)s : 9 972 cas

« Il y a beaucoup d’affaires classées et de non-lieux faute de preuve, avance la psychiatre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, qui accompagne les victimes de violences. Certaines enquêtes préliminaires peuvent être bâclées, et la parole des victimes est parfois décrédibilisée parce qu’elles commettent des imprécisions. »

Selon elle, « on ne prend pas suffisamment en compte l’état post-traumatique » dans lequel se trouvent les personnes agressées, qui fait qu’elles peuvent apparaître déconnectées de leurs émotions et ne pas susciter d’empathie. « Elles doivent être entourées et prises en charge. »

Lire aussi :   « Pour le viol conjugal, dans 90 % des cas la plainte est classée sans suite »

Même quand il y a condamnation, la réponse judiciaire n’est pas toujours à la mesure de la gravité des faits. Dans de nombreux cas, des viols sont déqualifiés en agressions sexuelles, selon une étude menée au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) dévoilée en mars 2016. Résultat : des crimes qui devraient en principe être jugés aux assises sont jugés comme des délits, avec une attention et, le cas échéant, des peines nettement inférieures. « Une véritable injustice », estime Muriel Salmona.

Lire aussi :   Harcèlement, agression, viol : comment la loi définit les violences sexuelles

La grande majorité des victimes ne portent pas plainte

Autre barrière : plus de neuf victimes sur dix ne portent pas plainte, selon les chiffres de l’Insee et de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Estimation du nombre de victimes de violences sexuelles en France métropolitaine
(Hommes et femmes de 18 à 75 ans)
0 50000 100000 150000 200000 250000 Viols et tentatives Violences sexuelles 2010/20112011/20122012/20132013/2014
2011/2012
Viols et tentatives : 78 000 victimes
Violences sexuelles : 182 500 victimes
Source : INHESJ

En interrogeant directement les hommes et femmes de 18 à 75 ans, les enquêtes « Cadre de vie et sécurité » font apparaître des centaines de milliers de victimes qui n’ont pas poursuivi leur agresseur. Sans même être exhaustive, elles montrent le gouffre entre la réalité des violences et leurs suites judiciaires. Moins d’un viol commis sur personne majeure sur cinquante serait ainsi sanctionné d’une condamnation.

image: http://s1.lemde.fr/image/2016/05/12/534x0/4918205_6_e3c5_moins-d-un-viol-sur-cinquante-serait-suivi_9af137804d24e38a846a8e4d4b50a72f.png

Moins d’un viol sur cinquante serait suivi d’une condamnation en France.

« Il y a une vraie difficulté à porter plainte à cause de la peur, des pressions voire du chantage affectif dans le cadre des violences conjugales », explique Muriel Salmona. Les victimes ne connaissent pas toujours leurs droits, notamment dans les cas de harcèlement sexuel, souvent minimisés. « Tout est fait pour banaliser les choses, y compris dans l’entourage », souffle la psychiatre.

La culture du viol et les stéréotypes restent largement répandus en France, selon un sondage Ipsos publié en décembre 2015 : 33 % des personnes interrogées estimaient par exemple, à tort, qu’une fellation forcée n’était pas un viol (en pratique, on parle de viol dès qu’il y a acte sexuel avec pénétration, mais sans consentement). De même, la notion de consentement semble poser des difficultés à au moins 21 % de répondants, selon lesquels les femmes peuvent « prendre du plaisir à être forcées ».

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/12/violences-sexuelles-pourquoi-un-tel-decalage-entre-le-nombre-de-victimes-et-les-condamnations_4918208_4355770.html#KuefOqhXUrX2eh8M.99
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E
L'exhibitionnisme qui n'est pourtant pas un crime sexuel ,mais un délit très difficile a gérer ,peut pourtant nécessiter une castration soit chimique soit chirurgicale qui mettra fin a la virilité coupable .<br /> Cette solution nous libère totalement des tourments impudiques .Les filles n'acceptent pas de voir un homme se masturber en les admirant .A quoi bon continuer a prendre des médicaments pour soulager un comportement réprimé et puni par les lois et la morale ?<br /> J'ai mis des années a me décider tant la honte de devenir eunuque me faisait honte ..<br /> Pour ma part, j'ai choisi le solution définitive et sans effet secondaire : " coupez moi les couilles " .<br /> L'idée de me retrouver sans mes testicules m'avait très longtemps terrorisée. <br /> Les poursuites judiciaires m'ont aussi beaucoup tracassé .<br /> J'avais honte de ma perversion sexuelle ,mais devenir eunuque m'a effrayé pendant des années.<br /> Très vit après la castration, j'ai eu une période de forte dépression accompagnée d'une prise de poids , de bouffées de chaleur ,d'une rapide atrophie du pénis et surtout , la disparition de mes désirs exhibitionnistes .<br /> A aucun moment,j'ai regretté d'être devenu eunuque .<br /> Ma vie est désormais très agréable .
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