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Café des Femmes

Excision : un espoir !

16 Juin 2012, 15:52pm

Publié par Café des Femmes

L'excision, pratique mutilante et barbare , est subie  par des millions de femmes ( entre 130 et 140 millions de femmes , ces dix dernières années) sur un terriotire s'étendant de l'Egypte aux Philippines. Elle est inconnue au Maghreb, au Moyen Orient et dans la péninsule Arable sauf au Yémen.

Elle n'est pas reliée à une seule religion puisque les Coptes ( chrétiens) et les Animistes ent Afrique  l'imposent  aussi à leurs filles. Mais pour celles qui peuvent en bénéficier un espoir apparait depuis quelques années. Un bilan vient d'être publié.

 

 L’Organisation Mondiale de la Santé définit l’excision comme une «ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres», et l’infibulation, une autre pratique du même type - mais plus rare, comme «un rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une fermeture, réalisée en coupant ou en repositionnant les lèvres inférieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris».

Une étude, publiée dans la revue médicale britannique The Lancet cette semaine, démontre l’efficacité des opérations de chirurgie réparatrice du clitoris. Réalisée sur 2938 patientes - dont 564 ont été excisées en France, opérées entre 1998 et 2009 et âgées en moyenne de 29 ans, cette étude est cosignée par le docteur Pierre Foldès, l’urologue qui a mis au point cette intervention dans les années 1990, le docteur Béatrice Cuzin, urologue, et la démographe Armelle Andro. La France est le seul pays au monde où l’opération est remboursée par la Sécurité Sociale. Nous avons interrogé le docteur Foldès sur cette intervention chirurgicale.

Dans quel état arrivent ces femmes chez vous ?

Il faut bien comprendre qu’une femme mutilée, c’est un peu comme une femme violée : avant d’arriver à la démarche de consultation, il y a un long parcours pour sortir du silence. Donc, quand elles sortent de cette situation de «non-parole», elles vous racontent brutalement leur vécu, elles racontent l’ensemble de tout ce qui tourne autour d’un traumatisme - social et moral. De façon indirecte, ces femmes disent ce qu’est une mutilation sexuelle féminine. Cette prise de parole, cette ouverture du dialogue qu’elles n’ont jamais eu, c’est un premier pas vers la guérison. Une fois qu’on a fait un diagnostic, on cherche une solution, sans être là pour faire la promotion d’une technique chirurgicale.

Qu’attendent-elles de l’intervention ?

Elles veulent d’abord retrouver une identité, voir leur féminité restituée, car la mutilation leur fait penser qu’elles ne sont plus des femmes. Le deuxième attente est de retrouver une sexualité normale. Enfin, 40% des femmes excisées ont sans cesse des douleurs ; il s’agit de réduire cette douleur.

Comment procédez-vous lors de cette opération ?

C’est une opération de chirurgie réparatrice, mais ce n’est pas une simple réparation du clitoris : il faut savoir que le traumatisme concerne aussi les petites lèvres, donc c'est l'anatomie complète qui est modifiée. Et les séquelles de la vie ou ou des accouchement s’ajoutent à cela. On restaure donc une anatomie vulvaire - beaucoup plus largement que si on réparait juste le clitoris.  On enlève les parties cicatricielles blessées. Concernant le clitoris, il mesure en moyenne 10 centimètres, dont une petite partie seulement est visible, donc on peut utiliser un peu de la partie enfouie. On redécouvre cet organe assez méconnu.

Ensuite, une fois qu’on a reconstitué cette apparence, il y a une rééducation à mettre en place, c’est à dire qu’il leur faut réapprendre la nervosité de l’organe, réapprendre la vie sexuelle et apprivoiser le traumatisme psychique.

Justement, comment s’organise le suivi ?

Il y a au minimum quatre consultations post-opératoires. Puis, si elles le souhaitent, une deuxième phase où des psychologues et des sexologues interviennent. Dans les trois à six mois suivant l’opération, elles se rééduquent, grace à un accompagnement multidisciplinaire : suivi psychologique, utilisation de produits cosmétiques pour redonner de la souplesse à la cicatrice...

Concernant les douleurs, elles sont grâce à l’opération largement réduites, ainsi que les complications sont lors des accouchements...

Quand la vulve est excisée, les tissus qui devraient normalement rester souples adhèrent à l’os. C’est la raison pour laquelle elles subissent de fortes douleurs en accouchant. En redonnant leur souplesse aux tissus, elles sont dans de meilleures conditions pour accoucher.

Qu’en est-il du plaisir sexuel ?

Toutes les femmes excisées ne sont pas privées d’orgasme ou de plaisir sexuel. Certaines avaient conservé des sensibilités. Il y a une inégalité entre les femmes qui ont subi une excision - de la même façon que chez les femmes non excisées, les sensibilités clitoridiennes sont variables. Dans 80 % des cas on aboutit à une restauration de la sensibilité. Mais bien sûr, ce n’est pas la même chose que pour une femme non excisée.

 

 Source : Kim Hullot-Guiot ( Libération  15 juin 2012)

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E
Je pense que l'excision des femmes soumises qui veulent devenir épouse ,comme la castration des esclaves domestiques sont des sacrifices que l'on accepte peut être avec soulagement ; sont des passages obligés pour faire parti de la société .<br /> Dans certaines société la morale n'accepte pas que le domestique du maître soit un homme virile ?<br /> La stabilité des sociétés passeraient 'elle par les mutilations sexuelles ?
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A
il y a pourtant des femmes adultes qui se font volontairement exciser pour devenir de bonnes épouses ?<br /> De même il y a des hommes adultes qui renoncent volontairement a leur virilité en se faisant enlever leurs testicules ?<br /> S'agit 'il là d'un refus se subit la tyrannie du sexe ou des actes d'obéissance a la morale et aux lois ? <br /> Dans le passé avant les contraceptions il n'était pas rare que les gens avaient honte de leur sexe ou de leurs désirs sexuels ?<br /> La beauté des corps passe t'elle aussi par un besoin de se défaire des attributs sexuels ?
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